المحكمة الجنائية الدولية تطالب باعتقال وزير الدفاع السابق عبد الرحيم حسين
26 يونيو, 2015
الأخبار
29 زيارة
اتهمت الدائرة التمهيدية الثانية من المحكمة الجنائية الدولية يوم الجمعة الموافق 26 يونيو 2015م حكومة السودان بعدم التعاون وفشلها في اعتقال وزير الدفاع السابق الفريق عبد الرحيم محمد حسين والذي سبق وأن أصدرت المحكمة الجنائية الدولية مذكرة توقيف بحقه فى 1 مارس 2012, وطالبت بتسليمه إلى المحكمة. وأشارت المحكمة الدولية إلى أن السودان سبق وأن رفض تسليم أي من مواطنيه إلى المحكمة الجنائية الدولية، وقالت في بيان تلقت سودانايل نسخة أن السيد عبد الرحيم محمد حسين لا يزال يشغل وظيفة عامة في السودان وطالبت باعتقاله. واعتبرت الدائرة الابتدائية أن السودان غير متعاون ويرفض الامتثال للقرار 1593 من مجلس الامن التابع للامم المتحدة.
وفيما يلي تنشر سودانايل بيان المحكمة الجنائية الدولية كاملا باللغتين الانجليزية والفرنسية
ICC Pre-Trial Chamber II refers to the UNSC Sudan’s non-cooperation and failure to arrest Mr Abdel Raheem Hussein
Situation: Darfur, Sudan
Case: The Prosecutor v. Abdel Raheem Muhammad Hussein
Today, 26 June 2015, the Pre-Trial Chamber II of the International Criminal Court (ICC) found that the State of Sudan has failed to arrest Abdel Raheem Muhammad Hussein against whom the ICC has issued an arrest warrant on 1 March 2012 and to surrender him to the Court. The Chamber also found that Sudan failed to consult with the Court and to liaise with its relevant organs to execute the pending arrest warrant. The Chamber decided to refer the finding of Sudan’s non-cooperation to the United Nations Security Council, which might decide to take the measures they deem appropriate.
The Chamber noted that Sudan has consistently refused to surrender any of his nationals to the ICC’s jurisdiction and that Mr Hussein continues to hold public office in Sudan. The Chamber considered that Sudan’s non-cooperation constitutes a failure to comply with resolution 1593 of the United Nations Security Council which created for Sudan, UN member since 1956, an obligation to cooperate fully with the ICC. The Chamber also stressed that the ICC relies mainly on the States’ cooperation to fulfil its mandate, and that, when the Security Council refers the situation in Darfur to the Court as constituting a threat to the international peace and security, it might be expected that the Council might also consider deciding on a follow-up.
Background
On 1 March 2012, ICC Pre-Trial Chamber I issued a warrant of arrest against Mr Abdel Raheem Muhammad Hussein for charges of crimes against humanity and war crimes allegedly committed in the context of the situation in Darfur (Sudan). Mr Hussein was, until becoming governor of Khartoum early June 2015, Minister of National Defence of the Sudanese Government and former Minister of the Interior and former Sudanese President’s Special Representative in Darfur.
The Pre-Trial Chamber I considered that there are reasonable grounds to believe that Mr Hussein is criminally responsible for crimes against humanity (persecution, murder, forcible transfer, rape, inhumane acts, imprisonment or severe deprivation of liberty and torture) and war crimes (murder, attacks against civilian population, destruction of property, rape, pillaging and outrage upon personal dignity). These crimes were allegedly committed against the primarily Fur populations of the towns of Kodoom, Bindisi, Mukjar, Arawala and surrounding areas by the Sudanese armed forces and the Militia/Janjaweed in the context of a counter-insurgency campaign against the Sudanese Liberation Movement/Army (SLM/A), the Justice and Equality Movement (JEM) and other groups opposing the Government. The plan of the counter-insurgency campaign was allegedly formulated at the highest levels of the Government of the Republic of the Sudan and had allegedly as a core component an unlawful attack on that part of the civilian population perceived by the Government as being close to the rebel groups.
The situation in Darfur was referred to the ICC by United Nations Security Council resolution 1593 on 31 March 2005, under article 13(b) of the Rome Statute.
________________________________
For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int <mailto:fadi.el-abdallah@icc-cpi.int>; .
________________________________
Communiqué de presse : 26.06.2015
La Chambre préliminaire II de la CPI réfère au Conseil de Sécurité la non-coopération du Soudan quant à l’arrestation et la remise de M. Abdel Raheem Hussein
Situation : Darfour, Soudan
Affaire : Le Procureur c. Abdel Raheem Muhammad Hussein
Aujourd’hui, le 26 juin 2015, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) a constaté que la République du Soudan n’a pas arrêté Abdel Raheem Muhammad Hussein, contre lequel la CPI a délivré un mandat d’arrêt le 1er mars 2012, et ne l’a pas remis à la Cour. La Chambre a également conclu que le Soudan n’a pas consulté la Cour ni été en liaison avec ses organes compétents en vue d’exécuter le mandat d’arrêt. La Chambre a décidé d’informer le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) afin qu’il prenne toute mesure qu’il estimerait appropriée.
La Chambre a noté que le Soudan a toujours refusé de remettre l’un de ses ressortissants à la CPI et que M. Hussein continue d’occuper des fonctions publiques au Soudan. La Chambre a estimé que la non-coopération du Soudan constitue un manquement à la résolution 1593 du Conseil de sécurité des Nations Unies ayant créé pour le Soudan, membre de l’ONU depuis 1956, une obligation de coopérer pleinement avec la CPI. La Chambre a également souligné que la CPI repose principalement sur la coopération des États pour pouvoir remplir son mandat et que, lorsque le Conseil de sécurité défère la situation au Darfour à la Cour considérant qu’elle constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, il serait prévu que le Conseil puisse également envisager de décider d’un suivi.
Contexte : Le 1er mars 2012, la Chambre préliminaire I de la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre d’Abdel Raheem Muhammad Hussein, accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qui auraient été commis dans le cadre de la situation au Darfour (Soudan). Abdel Raheem Muhammad Hussein occupait les fonctions de Ministre de la défense nationale au sein du Gouvernement soudanais jusque début juin 2015 lors de sa nomination comme Gouverneur de Khartoum, et a auparavant également été Ministre de l’intérieur et Représentant spécial du Président soudanais au Darfour.
La Chambre préliminaire I a considéré qu’il existe des motifs raisonnables de croire que la responsabilité pénale d’Abdel Raheem Muhammad Hussein est engagée pour des crimes contre l’humanité (persécution, meurtre, transfert forcé, viol, actes inhumains, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté et torture) ainsi des crimes de guerre (meurtre, attaques contre la population civile, destruction de biens, viol, pillage et atteintes à la dignité de la personne). Ces crimes auraient été commis à l’encontre de la population principalement four des villes de Kodoom, Bindisi, Mukjar, Arawala et des environs par les forces armées soudanaises et les miliciens/Janjaouid, dans le cadre d’une campagne anti-insurrectionnelle menée contre l’Armée/Mouvement de libération du Soudan (A/MLS), le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE) et d’autres groupes s’opposant au Gouvernement. Le plan de la campagne anti‑insurrectionnelle aurait été élaboré au plus haut niveau du Gouvernement de la République du Soudan et aurait eu pour composante centrale une attaque illégale dirigée contre la partie de la population civile considérée par le Gouvernement comme proche des groupes rebelles.
La Cour pénale internationale a été saisie de la situation au Darfour par la résolution 1593 du Conseil de sécurité de l’ONU en date du 31 mars 2005, en vertu de l’article 13-b du Statut de Rome.
________________________________
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int <mailto:fadi.el-abdallah@icc-cpi.int>; .
________________________________